Qui sommes-nous ? 

Pauline Gauthier et Marie Dunand, vétérinaires praticiennes en médecine et chirurgie des animaux de compagnie et diplômées de l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse.

Pourquoi ce blog ? 

Ce blog a pour objectif d’accompagner, d’informer et de soutenir les étudiants vétérinaires mais aussi les jeunes vétérinaires à leur entrée dans la vie active. Nous avons toutes deux vécu assez difficilement cette transition entre la fin de l’école et l’entrée dans le monde professionnel. Nous sommes persuadées qu’un accompagnement et une entraide bienveillante peuvent vous permettre de mieux vivre cette période. Nous souhaitons à travers ce blog vous transmettre des informations précises mais aussi les clés qui nous ont permis de trouver notre place et de nous épanouir dans notre métier de vétérinaire.

Notre histoire

Pauline 

Après un bac scientifique en lycée agricole, j’ai intégré la classe préparatoire BCPST du Lycée du Parc à Lyon. J’ai échoué une première fois au concours A-ENV en 2012 ce qui m’a valu une troisième année de prépa pour retenter ma chance. Finalement, en 2013, j’ai pu intégrer l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse (ENVT), mon premier choix !

Les cinq années d’école véto sont passées très vite, entre cours, pratique et vie étudiante. Assez rapidement, j’ai su que je voudrais m’orienter vers la pratique canine. Dès la fin de la 4ème année, j’ai commencé mes premiers remplacements, et avec eux, mes premières gardes. Dès le début j’ai eu ce sentiment de ne pas être toujours légitime, je manquais énormément d’assurance et parfois je sais que les propriétaires le ressentaient. A l’époque on me demandait même fréquemment :”il arrive quand le vétérinaire ?” … bof bof niveau crédibilité.

En fin de 5ème année j’ai décidé de m’orienter vers un internat privé. A force de gardes et de remplacements j’ai petit à petit gagné en confiance. Pourtant cette période a été extrêmement compliquée pour moi. Dans le même temps, l’école s’est finie, j’ai changé de région (j’ai donc quitté mes amis et mes repères des 5 dernières années), et j’ai découvert les gardes intensives et le travail de nuit.

Pour tout vous dire sur ces premiers (longs) mois, j’ai souvent remis en question mon orientation. Et si finalement je n’étais pas faite pour être praticienne ? Et si finalement je n’avais pas les épaules ? J’étais bien entourée par mes proches mais je me suis tout de même sentie très seule. J’ai trouvé des ressources et de l’aide en consultant une psychologue sur toute cette période.

J’ai alors appris à organiser mes gardes, à gérer mon stress et à vivre un peu plus en harmonie avec le travail de nuit. J’ai ensuite compris quelles étaient mes priorités et comment je devais choisir mon prochain poste. J’ai donc cherché un emploi qui me correspondait, plutôt que d’essayer de m’adapter à quelque chose qui ne me convenait pas. J’ai mis mes priorités au centre de ma recherche.

Aujourd’hui, je travaille en forfait jour, à ¾ de temps, dans une clinique généraliste et de référé en médecine interne, dans une région qui me plait. Je ne fais plus de gardes mais cela ne me dérangerait pas d’en refaire (à une fréquence tolérable). Je suis très heureuse dans mon travail et je me sens clairement à l’aise, bien dans mes baskets.

Depuis 2019, je partage avec énormément de plaisir mon quotidien et mes cas cliniques sur ma page instagram @dr_pops_vet.

A travers ce blog, je souhaite aider et accompagner un maximum d’étudiants et de jeunes vétos à s’engager dans cette tornade que peut être le début de la vie professionnelle. Je suis convaincue qu’avec de l’information précise et une bonne préparation, cette transition peut être vécue sereinement.

 

Marie

J’ai passé un bac scientifique, en lycée général avant de partir à Montpellier pour le lycée Joffre. J’y ai passé deux ans de classe préparatoire BCPST intenses, mais bien entourée. Le jour de la rentrée, un prof nous a dit “le concours comme son nom l’indique est une sélection : il faut être meilleur que les autres. Meilleur que toutes les autres classes de France, mais pas au sein de votre classe. Ici vous n’êtes pas en compétition, vous allez vous aider et vous soutenir, vous réussirez avec les autres, seul vous n’y arriverez pas.” J’ai intégré en 2013, en “carré” donc à mon premier essai au concours, l’école de mon premier choix : Toulouse !

 

L’école est passée à une sacré vitesse, amphi, partiels, soirées, clinique, Erasmus, stages … Très vite, c’est le premier remplacement entre la 4ème et la 5ème année. J’étais bien encadrée dans mon poste, par des vétérinaires et auxiliaires qui savaient parfaitement me faire gagner en autonomie tout en m’aidant lorsque c’était nécessaire. Ce poste d’assistanat sur 5 mois m’a vraiment mis le pied à l’étrier et le retour à l’école pour finir ma 5ème année a été compliqué. J’étais prise entre deux univers parallèles similaires mais tellement différents en même temps. Cela m’a fait réaliser que je ne souhaitais pas poursuivre dans le milieu universitaire, ni sous une hiérarchie pesante ou exploitante comme on peut malheureusement en trouver dans certains internats. L’internat, privé ou public, n’était pas une option pour moi, je voulais la vraie vie et vite.

La clinique où j’avais fait mon remplacement m’a proposé un poste directement en sortant de l’école, à mi-temps pour pouvoir finir de rédiger ma thèse. Et avec ça les premières gardes de nuit en solo.

Cette période a été assez difficile pour moi. Au départ je l’ai mis sur le compte du stress de la thèse, cumulé à mes “vrais” débuts dans la vie active. Mais cela ne s’est pas amélioré une fois ma thèse validée. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à consulter une psychologue qui m’a parlé de confiance en soi, de bienveillance envers soi-même, de syndrome de l’imposteur, d’hypersensibilité … Autant de thèmes que nous aborderons dans notre blog. Je suis hyper reconnaissante envers tous mes proches car cette période a vraiment été une grosse période de remise en question pour moi. J’ai changé de poste à la rentrée 2020 et avec ce changement, la révélation : s’organiser, connaître ses priorités, ses limites, ses envies, gérer son stress, se respecter … tant de choses qu’on n’apprend pas à l’école mais qui font partie intégrante d’une entrée dans la vie active réussie.

Aujourd’hui je suis collaboratrice libérale à temps plein dans une structure généraliste comportant un cabinet de village et une clinique de taille moyenne orientée médecine interne et chirurgie des tissus mous. Je fais également des gardes de nuit ou de weekend (en moyenne une par semaine) dans une clinique d’urgence exclusivement. Je me sens épanouie dans mon travail au sein d’une équipe bienveillante. Ce sont ses sentiments que je veux partager avec les étudiants et les jeunes praticiens. Notre métier est difficile et merveilleux : je pense qu’avoir quelqu’un d’accompagnant, de positif mais réaliste sur tous les aspects du job (psycho-socio, médicaux, …) peut vraiment aider les nouveaux professionnels à mieux vivre leurs premiers pas.

Remerciements

Nous remercions chaleureusement Axelle Thirion qui a réalisé notre logo et l’illustration principale de ce blog. Vous pouvez retrouver son travail sur instagram @axlthr_art.

Un immense merci à nos conjoints respectifs (non on ne partage pas tout quand même 😉 ) pour leur soutien sans faille tout au long de ce projet.

Merci à nos collègues, confrères et amis pour leurs partages de photographies et de cas cliniques afin d’illustrer au mieux ce blog.

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